Jeudi 3 décembre 2009
4
03
/12
/Déc
/2009
14:42
PARIS, 2 décembre 2009 (AFP) -
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a proposé mercredi un "accord préalable" de rassemblement au deuxième tour des
régionales à Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe Ecologie, qui s'est montré réservé.
Sur France Inter, l'eurodéputé ex-PS a lancé: "Au premier tour, il faut qu'on soit autonomes (...) On arrive au 2e tour. Et là tout se joue. Nous pouvons avoir un accord préalable au deuxième tour,
c'est-à-dire, nous, le Front de gauche et vous, les Verts, nous pouvons nous entendre et à ce moment-là, nous sommes la majorité".
"Il y a une condition: pas de MoDem", a averti M. Mélenchon.
Mais Daniel Cohn-Bendit n'est "pas pour une exclusion du MoDem, parce que c'est une lubie". Se disant "pour une politique de passerelles", il a martelé en allusion au PS: "je ne ferai pas d'accord
préalable sur le dos d'un tiers". "La force politique qui arrive la première dans une région a la tâche de fédérer", a-t-il fait valoir.
"Il faut qu'avant, l'on se parle, parce que ce n'est pas en une nuit" qu'un accord peut se faire, "c'est possible qu'on n'ait rien en commun avec le MoDem, c'est possible qu'on n'ait rien de commun
avec le Front de gauche", a encore commenté l'élu écologiste.
Pour M. Mélenchon, les socialistes "ont fait des belles choses" dans les régions mais ont "complètement échoué à être un contre-modèle", et il leur manque "un vision d'ensemble".
cp/cgd/mmr
Par MP
0
Dimanche 29 novembre 2009
7
29
/11
/Nov
/2009
16:07
INVITATION
Ségolène Royal vous invite
à l'Université populaire participative
"D'une rive à l'autre, l'Euro-Méditerranée en questions"
Animée par Najat Vallaud-Belkacem
Lundi 30 novembre, à 18h30,
Théâtre Dejazet (Paris 3ème - Métro République)
Chères amies, chers amis,
Parlant de la Méditerranée, l'historien Fernand Braudel disait qu'elle était "(...) mille choses à la fois. Non pas un paysage, mais d'innombrables paysages. Non pas une mer, mais une succession de
mers. Non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations superposées...
La Méditerranée est un carrefour antique. Depuis des millénaires, tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire (...)" La Méditerranée, est un carrefour de civilisations,
un espace riche de son infini diversité, riche aussi de ses contradictions. Espace de paix, de tolérance, d'amitiés, qui a vu vivre sur les mêmes terres musulmans, juifs, chrétiens ; mais aussi
espace de tensions, de rivalités et trop souvent de guerres. Entre fraternité et incompréhensions, la Méditerranée est la ligne de crête sur laquelle Orient et Occident ne cessent, depuis des
siècles de s'enrichir mutuellement et de s'affronter.
Comme tant de fois dans son histoire, la Méditerranée est aujourd'hui à un croisement. Et du visage qu'elle prendra, dépend d'une certaine façon l'équilibre du monde. Car ce qui s'y joue est ni
plus ni moins que l'avenir des relations entre le Nord et le Sud, entre l'Orient et l'Occident. Ce qui s'y joue, c'est l'issue du combat contre l'intolérance, la peur de l'Autre et toutes les
formes de fondamentalismes.
Au moment où certains érigent des murs et des barrières humaines, culturelles ou économiques, au moment où des Cassandre insinuent le doute sur la possibilité d'une harmonie entre les différentes
rives de la Méditerranée, il est plus important que jamais d'en rappeler la vocation historique. Berceau des trois monothéismes, point d'émergence d'un humanisme puisant sa source à Athènes,
Jérusalem et dans la civilisation islamique des Lumières, la Méditerranée doit renouer avec ce qu'elle est au plus profond d'elle-même : un lieu d'échanges, de circulation et d'hybridation. Un lieu
de métissage exceptionnellement riche.
Porte de l'Europe vers le Sud et l'Orient, point de rencontre naturel de l'Afrique avec l'Europe, la Méditerranée est notre avenir commun.
Cette université populaire sera l'occasion d'éclairer l'histoire singulière des relations entre l'Europe et l'ensemble du monde méditerranéen, l'occasion aussi de mettre en lumière les défis
stratégiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux que toutes ses rives ont en partage. Un an et demi après le lancement au forceps de l'Union pour la Méditerranée, quel bilan
peut-on d'ores et déjà dresser ? Quels projets devons-nous faire naître ? Autant de questions auxquelles répondront les intervenants exceptionnels qui nous font l'honneur de leur présence.
Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.
Amitiés sincères,
Ségolène Royal
Programme
Ouverture par Ségolène Royal
Intervenants
Antoine Sfeir, Directeur des Cahiers de l'Orient, Président du Centre d'études et de réflexions sur le Proche-Orient, professeur en relations internationales au CELSA.
Pascal Boniface, geopolitologue, fondateur et dirigeant de l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS)
Hakim El Karroui, essayiste, fondateur du Club XXIème siècle
Jean-François de Coustières, Amiral
Sihem Belkhodja, directrice des rencontres chorégraphiques de Carthage et Initiatrice du Printemps de la danse
Par MP
0
Lundi 23 novembre 2009
1
23
/11
/Nov
/2009
08:46
Pour le rassemblement
par Vincent Peillon et Francois Rebsamen
Chers Ami(e)s, Cher(e)s Camarades,
Depuis dimanche, nous savons que beaucoup d'entre vous s’interrogent. Aussi avons-nous décidé de vous écrire car il faut que nous travaillions d’abord à notre unité
pour pouvoir porter, avec efficacité, le Rassemblement que nous appelons collectivement de nos vœux.
A Dijon, comme en témoigne le programme, notre rencontre était celle du Rassemblement. Elle portait sur l’école et exclusivement sur elle. Nous y avions travaillé de longues semaines
depuis Marseille ... [visualiser le programme]
Organisée et portée par le Rassemblement, c’est-à-dire des personnalités issues du Parti Socialiste, des Verts, d’Europe Ecologie, des anciens communistes, du Modem, du Parti radical de
gauche, il était convenu entre nous d’annoncer la naissance de ce lieu de convergences politiques, “www.le-rassemblement.fr“.
C’est l’orientation stratégique que nous avions choisie de porter. Du Rassemblement pourrait se lancer des passerelles, s’établir un débat, se construire des positions communes pour préparer, dans
la sincérité, la transparence, la confrontation mais aussi le désir d’avancer en commun, un projet capable de conduire à la victoire en 2012.
Ce débat que nous avons voulu, renouait le dialogue avec les syndicats, les associations, les élus locaux, les praticiens, les intellectuels, chercheurs, universitaires, essayistes, les
personnalités de la société civile qui le souhaitaient. Ils avaient tous répondu présents.
Comme l’a montré le sondage publié dans Libération le lundi matin, ce Rassemblement, seule nouveauté réelle à gauche et dans le camp des progressistes depuis longtemps, est attendu des femmes et
des hommes de gauche, et assez largement plébiscité.
Beaucoup de nos concitoyens pensent que c’est à travers lui que pourra se construire un avenir, c’est-à-dire d'abord un espoir de battre Sarkozy en 2012, puis de conduire une politique de
transformation sociale et de régénération démocratique et républicaine.
Sa tenue nous conférait une responsabilité particulière. Pour que le Rassemblement social, écologique et démocrate puisse voir le jour et produire ses effets politiques, un certain nombre d’écueils
étaient à éviter, qui avaient été discutés entre nous et acceptés par tous.
Le premier écueil, était qu'il fallait tout faire pour ne pas apparaître comme hostiles à nos formations politiques respectives et donc éviter que notre Rassemblement soit perçu
essentiellement à travers le prisme de lectures internes à la gauche, et en particulier au Parti Socialiste. Nous sommes des militants politiques. Pour ce qui nous concerne nous sommes des
socialistes, engagés dans notre Parti, pour beaucoup d'entre vous dans la campagne des régionales qui va commencer. Nous ne voulions pas faire craindre à nos amis politiques et syndicaux d’être
instrumentalisés dans un débat interne au Parti socialiste.
Mais qu'il soit compris à partir d’un nouveau lieu, sans concurrence avec les partis existants, porté à égalité de droits et de devoirs par les uns et par les autres, et dont l'objet est de
préparer la victoire de 2012 contre la droite.
Nous assumons d’être l’opposition à la direction actuelle issue du Congrès de Reims. Nous assumons notre désaccord sur la stratégie d’alliance. Mais notre Rassemblement n’était pas et ne pouvait
pas être un rassemblement contre le Parti et contre sa direction, ce qui aurait été le minorer et le dénaturer. La démarche que nous entreprenions était déjà assez courageuse et nouvelle pour
que nous soyons attentifs à ne pas en faire d’abord un cadeau à nos adversaires, la droite. C’est pourquoi, alors que la rencontre de Marseille était organisée par l’Espoir à Gauche, la
rencontre de Dijon l’était par le Rassemblement social, écologique et démocrate.
C’est pourquoi aussi nous avions réussi à inviter à ce titre, et à aucun autre, tous les responsables syndicaux et associatifs qui, pour la plupart, auraient renoncé si l’invitation à débattre
avait été portée par un courant.
Le second écueil était, pour pouvoir travailler librement sur le fond, d’éviter de donner l’impression que ce Rassemblement était au service d’une personnalité. Comme vous le savez, les
différents partenaires réunis dans notre Rassemblement et avec qui nous voulons dialoguer appartiennent à des formations politiques qui non seulement vont sous leur propre couleur aux élections
régionales au premier tour, ce que nous regrettons, mais qui pourront avoir des candidats différents à l’élection présidentielle, au moins au premier tour. Ce qu'en ont pensé nos partenaires
...
Par ailleurs, dans les mouvements syndicaux et associatifs, une réserve était évidente concernant cette question. C’est pourquoi nous avions demandé que les présidentiables ne soient pas
présents.
Dix jours avant Dijon, la direction collective de notre courant avait dans son ensemble, traité ce point, qui avait été rendu nécessaire par le désir de François Bayrou de se rendre à Dijon.
Nous avions tous acté la position que nous avions énoncée au nom du collectif, à savoir qu'à ce stade il fallait établir la même règle pour tous. Nous réfléchissions déjà à une formule qui permette
d’inviter ensemble, les personnalités candidates à nos travaux. Mais nous savions et redoutions d’importer dans notre travail une logique, celle de la Vème République, qui depuis longtemps
détruit la vie à gauche et dans notre Parti.
C’était l’engagement que nous avions pris, en votre nom, auprès de nos invités politiques, syndicaux et associatifs.
Daniel Cohn-Bendit avait encore déclaré le vendredi dans le Figaro qu’il n’était pas candidat à la présidentielle. François Bayrou, qui souhaitait venir, a compris et respecté cette démarche. C’est
ainsi que les autres présidentiables socialistes, dont l'aura médiatique aurait été susceptible de dénaturer le consensus de la rencontre, n’ont pas été invités.
Le troisième écueil était de donner l’impression que nous voulions nous substituer aux partis existants et créer une nouvelle formation.
En d'autres termes, que le débat soit centré sur des questions d'appareil, ou une photographie, ce qui était le reproche adressé à la rencontre de Marseille, et non pas sur des questions de fond
qui préoccupent nos concitoyens. C’est pourquoi nous avions choisi une formule ouverte, de débats sur le fond, et de construction ouverte sur le mouvement social, mais aussi d’être très offensifs à
l’égard de la droite et de poser le débat face à elle.
En choisissant de commencer nos rencontres par l’école, nous avions non seulement un lieu de convergences à construire, une bataille idéologique à mener, mais aussi une opposition à faire valoir à
la droite de Nicolas Sarkozy. C’est ainsi que nous entrons dans Dijon: l’identité nationale, pour nous, c’est le projet républicain. Ce n’est pas une France qui se définit par rapport à ses
étrangers ou ses immigrés, mais par rapport à un ensemble de valeurs, justice sociale, liberté du jugement, émancipation des personnes, laïcité, universalisme, Droits de l’homme et du citoyen,
civisme et donc d’abord par rapport à son école.
En faisant cela nous étions utiles à notre camp, nous trouvions l’espace d’une réaffirmation de nos valeurs, d’une construction commune et d’un affrontement de fond avec la droite. Nous trouvions
aussi l’occasion, dans la fidélité à notre histoire et à nos valeurs, de tracer les chemins d’une gauche moderne qui veut la réforme parce qu’elle sait que l’école, le monde enseignant, la société
doivent bouger pour mieux atteindre les objectifs de justice que nous leur fixons. Nous avions préparé, durant de longues semaines de travail, d’échanges et de confrontations, les orientations
communes que nous avons pu présenter ensemble à l’issue de la journée.
Considérer que Dijon était une réunion de courant est donc une erreur. Il est nécessaire de prendre en considération la patience, le respect, la méticulosité qu’il faut pour construire à plusieurs,
collectivement, quelque chose de neuf et mettre en œuvre la stratégie d’alliance, de projet et de rénovation que nous portons.
Il en va du respect de la parole qu’en votre nom, pour réussir cette journée, nous avions donné, et qui résultait de nos délibérations collectives validées par tous. Il est exclu de prendre le
risque, une fois de plus, et cela a coûté assez cher à la gauche lorsqu’elle gouvernait, de mépriser le mouvement social, associatif, les intellectuels et même nos partenaires.
Considérer que la rencontre de Dijon était seulement une réunion de courant consiste à affaiblir la logique d’affirmation de valeurs et de combat contre la droite que nous voulions mettre en œuvre
dans cette journée. C’est avoir sciemment ignoré les règles collectives, négligé le travail de fond et la construction collective. C’est avoir décidé de faire passer nos réflexions et nos
orientations communes au second plan.
Quant à notre courant, l’espoir à gauche, qu’en est-il?
Chacune et chacun d’entre nous mesure bien la diversité des trajets et des cultures réunis dans notre motion. Celle-ci ne s’est pas constituée autour d’une seule personne. Il demeure donc que pour
une très grande majorité d'entre nous, c'est l'adhésion à une cohérence politique collective qui a fondé notre démarche commune. C’est cela qui a présidé à la naissance du courant « l’espoir à
gauche » le 31 janvier 2009.
Par ailleurs, dans le respect de nos règles démocratiques, les assemblées générales militantes de motion ont élu, dans chaque département, les délégués au congrès; ceux ci ont à nouveau voté, en
assemblée générale de motion au Congrès, pour élire leurs représentants au conseil national, titulaires et suppléants. Puis les militants ont à nouveau voté pour élire leurs premiers secrétaires
fédéraux dans chaque département. A tous les niveaux, de la section, pour les commissions administratives, puis des fédérations, pour les conseils fédéraux et les bureaux fédéraux, les assemblées
générales de la motion E ont voté pour élire leurs représentants; enfin, les membres du conseil national ont voté au terme du processus pour désigner en leur sein leurs représentants au Bureau
national.
Il n’y a pas d’un côté une logique militante et de l’autre une logique d'appareil. Tous les responsables de notre collectif ont été élus par les militants et à ce titre méritent un égal
respect.
Après le vote pour désigner la première secrétaire nationale dans les conditions pénibles que l’on sait, nous avons décidé de transformer notre motion en courant pour que tous nos amis puissent
trouver un cadre commun et prolonger notre action politique, faire vivre nos orientations et défendre, dans la vie interne, élections européennes, puis régionales, nos camarades. C’est pourquoi
nous avons préparé un site et lancé, en janvier 2009, l’espoir à gauche à Paris, reprenant le titre de notre motion. Nous avons veillé sans cesse à ce que tout le monde puisse se sentir partie
prenante de notre regroupement en invitant aux réunions de direction des camarades non élus au bureau national. Tel était le sens que nous voulions imprimer à notre organisation. Nous étions tous
animés d'une même volonté de rassemblement pour nous renforcer, conscients que nous étions de nos différences issues de la diversité de nos histoires.
Nous avons réussi d’abord à créer notre courant dont le lancement a été un succès, puis à organiser nos premiers Ateliers à Marseille dont plus d’un pourtant doutait, et qui furent une très
belle réussite. Même si nous avons porté seuls ces initiatives, à la fois pour le travail, l’organisation ou même le financement, nous avons toujours avancé et associé tout le monde.
Ayant créé et maintenu le cadre collectif qui est le notre, nous ne pouvons que nous réjouir du souhait de responsables historiques de notre motion de s'investir à nouveau dans ce cadre pour y
occuper toute leur place. Mais il est de notre responsabilité de rappeler que nous sommes une motion de militants socialistes et que les responsabilités qui peuvent être les nôtres résultent à
chaque étape d’un vote des militants dans des réunions de militants où chacun doit faire valoir son travail, son mérite, sa cohérence, son respect, sa responsabilité.
Etant donné à la fois la réussite de notre vie commune depuis un an et celle du lancement du Rassemblement, il nous semble que les différents camarades qui ont participé et assumé leur tache
méritent le soutien et la solidarité de tous les membres de notre courant.
Mais ce qui a été décidé par les militants, qui ont pu désigner à nouveaux cette année leurs mandataires par des votes comme leurs candidats aux régionales, ne peut être défait que par eux.
C’est pourquoi, vous comprendrez qu’aujourd’hui il est de notre responsabilité de réunir les mandataires de notre courant et les élus au conseil national, seules instances démocratiques élues par
les militants, notre Parlement, afin qu’ils se prononcent sur la confiance qu’il convient d’apporter à leur direction, à son travail et à la stratégie du Rassemblement et de travail sur le projet
que nous avions mis en place.
Pour le reste, nous réaffirmons qu’il est nécessaire de porter le projet politique et les alliances qui permettront à la fois d’ouvrir une nouvelle époque de la gauche française et de battre
Sarkozy. Les deux sont liés: si nous ne nous remettons pas en mouvement, si nous reproduisons les mêmes discours et conservons la même stratégie d’alliances, nous échouerons à nouveau non seulement
dans la conquête mais aussi dans l’exercice du pouvoir.
Pour nous, militants socialistes, cela passe par un travail de passerelles avec les autres forces qui pourront composer la majorité progressiste de demain et un travail sur le fond pour identifier
les divergences, construire les cohérences, avancer dans la clarté en mobilisant la société et ses forces vives. C’est pourquoi l’espoir à gauche doit continuer, avec vous tous, de porter sa
cohérence intellectuelle, sa volonté de rénovation et sa stratégie d’alliances. Aussi nous demanderons, en confiance, aux militants mandataires fédéraux et membres du Conseil National
d’affirmer par leur vote l’unité de l’espoir à gauche pour réussir le Rassemblement.
Amitiés socialistes.
Vincent Peillon et François Rebsamen
Par MP
0
Dimanche 22 novembre 2009
7
22
/11
/Nov
/2009
11:21
Sur Le Post, Jean-Pierre Mignard -à la fois proche de Royal et de Peillon- appelle à un cessez-le-feu et propose un scénario de
sortie de crise.
Le Post 18/11/09
Ségolène Royal et Vincent Peillon à Paris, le 19/11/09
Le bras de fer se poursuit entre Vincent Peillon et Ségolène Royal pour le contrôle du courant l'Espoir à gauche, principal courant
du PS.
Ségolène Royal a repris la main sur L'Espoir à gauche, en confiant l'animation de ce courant du PS à trois de ses proches. Une décision qui écarte de facto Vincent
Peillon de l'animation de ce courant.
Ce dernier n'a pas accepté de se "laisser congédier" et a estimé mardi soir sur BFM TV que le cas de son ancienne championne relève de la "psychiatrie lourde". Ce mercredi matin, Vincent Peillon en
a remis une couche, en lançant sèchement à sa rivale sur Europe 1: "Ségolène, arrête-toi, occupe-toi de tes régionales".
De son côté, la patronne du PS Martine Aubry a pris ses distances, en disant mardi soir sur France 2 qu'elle "préfère ne pas voir ça". Elle a également appelé à un cessez-le-feu ce mercredi midi,
en reprenant une formule de... Ségolène Royal: "J'en appelle à la fraternité."
Que pense Jean-Pierre Mignard de cette querelle entre deux de ses proches?
Depuis la rentrée, l'avocat et ami de 20 ans de Ségolène Royal s'est éloigné de plus en plus de la présidente de Poitou-Charentes, sans rompre totalement avec elle. Il semble s'être rapproché de
Vincent Peillon, sans pour autant perdre sa liberté de parole.
Jean-Pierre Mignard, qui est à la fois membre du bureau politique de l'Espoir à gauche et du conseil national du PS, appelle à un cessez-le-feu. C'est la première
fois qu'il s'exprime depuis le début de la polémique Royal-Peillon.
Que pensez-vous de la confrontation entre Vincent Peillon et Ségolène Royal?
"Je n'en pense pas du bien. D'abord pour chacun d'eux, que j'estime. Ensuite parce que tout cela obscurcit les enjeux de la politique, dont la mission première est de servir l'intérêt général. On
ne peut être que peiné par tout cela... Je souhaite que cela prenne fin, et vite."
"Je suis le leader de l'Espoir à gauche", a déclaré Vincent Peillon sur Europe 1. Le pensez-vous aussi?
"Le leader de l'Espoir à gauche n'est ni Vincent Peillon, ni Ségolène Royal. Personne n'a le droit de s'approprier ce courant, dont les leaders ne sont que les cadres, élus par ses adhérents.
L'Espoir à gauche est une communauté humaine, démocratique, qui n'est la propriété de personne. Ce qui a fondé ce courant, ce sont ses valeurs et les procédures qu'il propose."
Que proposez-vous pour que Ségolène Royal et Vincent Peillon arrêtent leur bras de fer?
"Déjà, il faut que l'on fasse l'examen des effets de cette confrontation verbale -dont chacun aurait pu se passer- sur les fondations de ce courant."
"Il faut qu'une équipe d'animation de l'Espoir à gauche puisse se charger de faire vivre les valeurs et les projets de ce courant. Cette équipe, composée de plusieurs personnalités, devra être élue
par les militants. Il faut que l'expression de la volonté des adhérents soit reconnue comme légitime par tous."
"Nous ne devons pas nous en remettre à un homme providentiel. Nous ne sommes pas des grenouilles qui demandons un roi ou une reine!"
"D'ailleurs, le 23 janvier, j'animerai une réunion de l'Espoir à gauche sur les institutions et la VIe République et je m'adresserai à tout le monde, Ségolène Royal comme Vincent Peillon, sans
exclure personne."
En voulez-vous à Ségolène Royal de s'être rendue à Dijon, sans l'accord de Vincent Peillon?
"Sa venue aurait dû être préparée bien avant la réunion de Dijon. La confusion est liée au fait que certains dirigeants de cette motion ne se parlaient plus. L'absence de parole est destructrice
donc il faut restaurer le dialogue au sein de ce courant."
Il y a un mois, dans une interview au Post.fr, vous demandiez à Ségolène Royal de ne pas "s'enfermer dans son statut de candidate à la présidentielle". Vous le pensez toujours?
"Oui, nous n'avons pas besoin d'entendre pour le moment les présidentiables. Qu'ils ne s'inquiètent pas, leur temps viendra! Avant ce moment-là, il faut poursuivre le processus qui s'est manifesté
à Dijon ou à Marseille, en le mettant à l'abri des compétitions présidentielles. Surtout après ce qu'il s'est passé entre Ségolène Royal et Vincent Peillon. Je pense qu'il faut créer un champ de
valeurs commun qui permettra de donner un sens à la candidature du premier tour de 2012 et une convergence pour le second tour. Si on ne prépare rien, on se retrouvera dans la même situation qu'en
2002, voire pire, comme en 2007."
Pensez-vous, comme Vincent Peillon, que Ségolène Royal "ne pourra pas faire gagner" la gauche en 2012?
"Non, je m'interdis de barrer la route à un candidat, quel qu'il soit."
Par MP
0
Jeudi 29 octobre 2009
4
29
/10
/Oct
/2009
18:05
L'Université populaire et participative sur le Travail 29 octobre
2009
C'est une salle comble et dans une atmosphère très studieuse que s'est tenue l'université populaire et
participative intitulée "Souffrance au travail, salariés bridés, chômage explosif : les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?".
Animée par Gaëtan Gorce, député de la Nièvre et enprésence de Ségolène Royal, l'Université a réuni chefs d'entreprises, syndicalistes, chercheurs et journalistes autour notamment de Michel Gollac,
sociologue, Yvan du Roy, journaliste, Paul Moreira, journaliste, Yves Perrot, chef d'entreprise (CJD), Guy Eyermann et Dominique Duval salariés de l'entreprise Fabris (Chatellerault) et Anna Sam,
caissière de super-marché.
Une fois cette Université Populaire fut une soirée très riche, ouverte aux témoignages, puis à la réflexion et au débat sur un phénomène de société auquel la Gauche ne peut rester insensible,
certes, mais dont nous devons analyser lucidement et sans a priori toutes les composantes afin de comprendre ce qu'est devenue la relation des hommes et des femmes au travail dans un monde
capitaliste néo-libéral toujours plus sourd au développement inhumain. Tous les témoignages montrent qu'un mythe est en train de s'effacer : celui de l'épanouissement de l'homme par le travail qui
a longtemps servi d'alibi à toutes les servitudes ... Qu'adviendra-t-il à terme, de la valeur travail si nous ne changeons pas ce rapport de forces? Et finalement, puisque nous savons que ce
changement ne pourra être que politique, comment le provoquer?
On le voit, Désirs d'Avenir poursuit son travail de réflexion et de discussion au plus près des réalités sociales avec l'objectif de trouver des perspectives politiques fondées sur une analyse
lucide de notre société.
Aujourd'hui, l'innovation et la force sont avec Désirs d'Avenir et l'Espoir à Gauche.
Vous trouverez dans le lien dessous (site de Désirs d'avenir) les vidéo des interventions de Ségolène Royal, Hélène Cixous et Paul Moreira.
Pour voir le compte rendu de toutes les Universités Populaires Participatives,
cliquez sur l'image ci-dessous
Par MP
0
Derniers Commentaires