L'Université populaire et participative sur le Travail 29 octobre
2009
C'est une salle comble et dans une atmosphère très studieuse que s'est tenue l'université populaire et
participative intitulée "Souffrance au travail, salariés bridés, chômage explosif : les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?".
Animée par Gaëtan Gorce, député de la Nièvre et enprésence de Ségolène Royal, l'Université a réuni chefs d'entreprises, syndicalistes, chercheurs et journalistes autour notamment de Michel Gollac,
sociologue, Yvan du Roy, journaliste, Paul Moreira, journaliste, Yves Perrot, chef d'entreprise (CJD), Guy Eyermann et Dominique Duval salariés de l'entreprise Fabris (Chatellerault) et Anna Sam,
caissière de super-marché.
Une fois cette Université Populaire fut une soirée très riche, ouverte aux témoignages, puis à la réflexion et au débat sur un phénomène de société auquel la Gauche ne peut rester insensible,
certes, mais dont nous devons analyser lucidement et sans a priori toutes les composantes afin de comprendre ce qu'est devenue la relation des hommes et des femmes au travail dans un monde
capitaliste néo-libéral toujours plus sourd au développement inhumain. Tous les témoignages montrent qu'un mythe est en train de s'effacer : celui de l'épanouissement de l'homme par le travail qui
a longtemps servi d'alibi à toutes les servitudes ... Qu'adviendra-t-il à terme, de la valeur travail si nous ne changeons pas ce rapport de forces? Et finalement, puisque nous savons que ce
changement ne pourra être que politique, comment le provoquer?
On le voit, Désirs d'Avenir poursuit son travail de réflexion et de discussion au plus près des réalités sociales avec l'objectif de trouver des perspectives politiques fondées sur une analyse
lucide de notre société.
Aujourd'hui, l'innovation et la force sont avec Désirs d'Avenir et l'Espoir à Gauche.
Vous trouverez dans le lien dessous (site de Désirs d'avenir) les vidéo des interventions de Ségolène Royal, Hélène Cixous et Paul Moreira.
Pour voir le compte rendu de toutes les Universités Populaires Participatives,
cliquez sur l'image ci-dessous
INVITATION
Ségolène Royal
vous invite
à l'Université populaire participative
"Souffrance au travail, salariés bridés,chômage explosif : les salariès peuvent-ils
encore croire en la valeur travail ?"
Le mercredi 28 octobre 2009
à 18h30
A la Mairie du 4eme arrondissement 2, place Baudoyer - 75004 Paris
Chères amies, chers amis,
Drame des suicides à France Telecom, au Technocentre Renault de Guyancourt ou chez les éleveurs de la filière lait ; records d'accidents du travail (2000 chaque jour en France) ; intensification
des tâches ; extension sans limite de l'intérim contraint et des contrats à durée déterminée ; précarisation des jeunes, des femmes, des salariés de plus de 50 ans et maintenant de tous ceux qui
pensaient bénéficier d'une salutaire stabilité ; angoisse du chômage de longue durée ; stagnation des salaires pour 90% des salariés (+4% entre 1998 et 2006) et hausses parfois vertigineuses pour
une minorité d'hyper-privilégiés. La question est plus que jamais à l'ordre du jour : les salariés peuvent-ils encore croire à la valeur travail ?
Soyons-en sûr : au-delà de l'amnésie volontairement entretenue par ceux qui y ont intérêt, la crise financière, économique, sociale que nous endurons est peut-être d'abord une crise du travail.
Lorsque la pression des actionnaires impose aux entreprises des contraintes de rentabilité toujours plus fortes, lorsque des millions de familles n'arrivent plus à vivre des efforts qu'elles
consentent au travail, lorsque les marchés domestiques ne sont plus alimentés que par le surendettement de salariés mal-payés, l'explosion est une question de temps.
Notre université sera l'occasion de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. Mais aussi de réfléchir aux moyens de faire
mieux et autrement. Des chefs d'entreprise seront présents et réaffirmeront la profonde proximité qui existe entre performance durable de l'entreprise, bonne rémunération des salariés et
développement de conditions de travail harmonieuses Elle sera précédée par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.
Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.
Amitiés sincères,
PROGRAMME
Ouverture par Ségolène Royal
Interventions de :
Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST)
Ivan du Roy, journaliste, auteur de « Orange stressé »
Paul Moreira, journaliste, auteur de « Travailler à en mourir »
Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants Paris
Et de responsables syndicaux
Clôture par Gaétan Gorce, Député de la Nièvre, Maire de la Charité-sur-Loire
Ségolène Royal à La Rochelle, le 28 août 2009
Taxe carbone: Ségolène Royal pour "une fiscalité écologique intelligente"
Dépêche AFP
Ségolène Royal, présidente PS de Poitou-Charentes, réclame "une fiscalité écologique intelligente", dénonçant de nouveau une taxe carbone "inefficace écologiquement
et qui prend du pouvoir d'achat aux Français", dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Interrogée sur les déclarations du Premier ministre, François Fillon, qui s'est engagé à ce que la taxe carbone n'entraîne pas de hausse des prélèvements obligatoires, Mme Royal a répondu: "ça
bouge. Encore un effort monsieur Fillon, et bientôt vous renoncerez peut-être à cette taxe inefficace écologiquement et qui prend du pouvoir d'achat aux Français".
Selon elle, "il y a d'autres solutions" en matière de fiscalité écologique, "comme le bonus/malus, la règle du pollueur-payeur et la taxation des supers profits des compagnies pétrolières
également".
"Avec le produit de cette taxation, on pourrait financer la commercialisation de la voiture électrique comme celle d'Heuliez en Poitou-Charentes. C'est cela qu'on appelle une fiscalité écologique
intelligente", insiste-t-elle.
Interrogée sur la proposition socialiste d'une "contribution climat énergie", à laquelle le Bureau national du PS a apporté mardi soir son soutien, l'ancienne candidate présidentielle a répliqué:
"mais il n'y a pas de proposition alternative. Tout cela est abstrait et virtuel".
A ses yeux, "la contribution énergie-climat, c'est la taxe carbone étendue aux énergies non fossiles. Ce qu'il faut c'est une fiscalité écologique intelligente comme je l'avais écrit dans mon
programme présidentiel. Je l'ai fait en tant que ministre de l'Environnement pour régler le problème des déchets".
Autre question posée à Mme Royal: +vous avez déclaré pouvoir être "la candidate écologiste" lors de la présidentielle de 2012. Etait-ce une boutade?+ Réponse: "pas forcément. L'avenir le dira".
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