Table ronde samedi prochain sur la laïcité
L'association des amis de Ségolène Royal et l'Institut Edgar Quinet organisent une table-ronde suivie d'une discussion sur l'avenir de la laïcité française.
Y participeront notamment :
Patrick Veil, Gilles Kepel, Manuel Valls, Vincent Peillon.
Ségolène Royal conclura les travaux.
Le samedi 19 avril, de 16 à 18 heures,
à la Maison de la Chimie – 28 rue Saint-Dominique – Paris 7e
Métro, RER et vélib’ Invalides – Bus 69 – 93 et 83.
Nous comptons sur votre présence à tous !
A très bientôt
La politique étrangère de la France en question
Les animateurs de Désirs d’avenir 13e et 14e vous invitent à venir en débattre
avec
Jean-Louis Bianco
Député des Alpes de Haute-Provence,
Ancien Secrétaire général de l’Elysée, sous la présidence de François Mitterrand
Ancien directeur de campagne de Ségolène Royal
Mardi 8 avril à 20h00,
au FIAP, 30 rue Cabanis (Paris 14e, M° Glacière), salle Bruxelles
Télécharger l’invitation : jean-louis-bianco-8-avril.pdf
Contacts : damiencd@hotmail.fr (13e Ouest), eve.derriennic@yahoo.fr (13e Est) et fatou@tangana.com (14e) Lire plus »
LU DANS LE JOURNAL DU DIMANCHE
(photo Reuters)
Ségolène Royal: "Je n'ai pas d'adversaire"
Propos recueillis par Marie QUENET
Le Journal du Dimanche
(Extraits de l'interview exclusive au JDD)
Vous lancez une consultation participative, est-ce une façon de passer à l'offensive?
Une offensive pour être utile aux Français, oui. Ce qui nous intéresse, c'est de répondre à la déception profonde et à la colère, touchant même des catégories qui se croyaient jusqu'alors à l'abri.
Il serait très dangereux pour la démocratie, la gauche et le PS que ce congrès ne serve à rien ou se résume à des conflits de personnes. C'est cela que je veux empêcher.
Etes-vous candidate au poste de premier secrétaire?
Ce n'est pas le problème pour l'instant. Mon souci, c'est d'élever le débat entre socialistes. L'époque où un petit nombre de gens pouvaient sur un coin de table écrire un texte et le
soumettre au vote des militants est terminée. Les adhérents n'ont pas été réellement consultés depuis la campagne présidentielle. Je veux que ma contribution soit le fruit du plus grand nombre.
D'ailleurs, si on regarde les programmes municipaux des candidats PS, tous ont eu une démarche participative. Une démarche dont Nicolas Sarkozy s'est gaussée pendant la présidentielle, mais on voit
que j'avais raison: avec son pouvoir personnalisé, il échoue.
Vous poursuivez votre route malgré les tirs de barrages...
Ce sont des fétus de pailles, par rapport aux difficultés que connaissent le pays, l'Europe et la planète. Je ne suis pas là pour me pousser en avant, mais pour me mettre au service
de la gauche, de l'alternance, dans la continuité de la campagne présidentielle. Sinon, les militants et l'opinion pourraient me reprocher d'avoir laissé le débat s'enliser au PS. Je prends donc
mes responsabilités, avec des hommes et des femmes de talents, pour que nous puissions collectivement présenter une offre politique qui incarne un idéal et un espoir.
Quelles sont les nouvelles règles communes à établir au PS?
Peut-être se taire plutôt que de critiquer les initiatives intéressantes, voilà une bonne règle.
Vous ne dites rien sur les alliances avec le centre?
J'ai dit ma position au moment des élections. Les faits m'ont donné raison. J'y reviendrai le moment venu, comptez sur moi.
Que répondez-vous aux reconstructeurs qui préconisent un premier secrétaire non présidentiable...?
Dès que j'entends des attaques personnelles, je n'écoute plus. Je ne suis pas uniquement tournée vers l'intérieur du PS puisque j'ai mené une campagne présidentielle pour toute la
gauche, ce qui me donne une responsabilité. Je n'ai pas l'intention de me laisser entraîner dans une bagarre d'appareil dont les Français, comme les militants, seraient vite dégoûtés.
Votre avis sur votre probable adversaire au poste de premier secrétaire Bertrand Delanoë?
Je n'ai pas d'adversaire. Je ne suis contre personne, je suis pour que le congrès soit à la hauteur du défi historique qui est le sien aujourd'hui. J'ai rassemblé des équipes pour être avec elles
en première ligne.
Des badges "Pour un monde meilleur", une banderole sur l'Hôtel de Ville de Paris, cela vous parait suffisant pour manifester notre solidarité avec les Tibétains?
Non. Moi, j'ai toujours demandé que la France menace de boycotter les Jeux olympiques. Si le pays des droits de l'Homme avait eu le courage de parler haut et fort, en discutant avec ses athlètes,
pour dire 'on ne va pas en Chine tant que le Tibet n'est pas respecté', on aurait entraîné d'autres pays. Les brassards, les drapeaux, les banderoles, c'est mieux que rien, mais c'est se donner
bonne conscience à peu de frais. Le recul de l'appartheid en Afrique du sud a commencé quand on a menacé d'y boycotter les matchs de rugby. Quand on est très fort sur des valeurs, cela bouge. Quand
on est fait preuve de lâcheté, la force va à la dictature.
Nicolas Sarkozy pourrait boycotter les cérémonies d'inauguration...
A quoi cela rime? On ne va pas aller à la cérémonie, puis participer aux compétitions sportives. Moi, je suis convaincue que le pic de la répression et des assassinats aura lieu
pendant les J.O. Les Chinois vont aller jusqu'à narguer les démocraties. Tout le cinéma, les tigres de papier agités avant, paraîtront alors totalement dérisoires. Il est encore temps de menacer de
boyotter les JO.
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