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Réinventons la Gauche

Mardi 23 janvier 2007
Ségolène Royal ou l’art de la guerre

Après le voyage de Ségolène Royal en Chine, un journaliste écrit que notre championne applique les principaux enseignements d’un manuel de stratégie militaire chinois du IVème siècle qu’un jésuite fit connaître au monde occidental au XVIIIème.

J’ai trouvé cette stratégie intéressante et j’aimerais la partager avec vous et dont les cinq principes sont les suivants :

1.    bien jauger ses adversaires et ne pas hésiter à  changer le terrain de bataille si celui-ci ne vous est pas favorable. C’est exactement ce que Ségolène a fait en déplaçant le débat interne au PS des questions économiques aux questions démocratiques et sociétales. Ce qui lui a permis de déstabiliser ses adversaires.

2.    épuiser l’ennemi en l’amenant à mobiliser ses forces dans des combats inutiles qui au finish renforcent la cible ;

3.    faire de chacune de ses faiblesses, de ses maladresses – et Dieu sait qu’elles sont nombreuses – une force ;

4.    ne jamais oublier que l’ennemi d’aujourd’hui est le sujet de demain, d’où l’absence d’attaques frontales ;

5.    faire du chef un modèle de courage, de bienveillance, de rigueur, en d‘autres mots de « bravitude ».

Ségolène Royal est d’abord et avant tout une guerrière qui prépare depuis au moins treize ans la bataille présidentielle, déjà en 1994, elle s’était proposée pour le combat.

Je ne suis donc pas surpris qu’elle ait proposé les débats participatifs dans la campagne présidentielle pour sortir ses adversaires de leur coquille, d’où mon engagement total dans cette campagne.

Emmanuel ADJÉ
Par MP - Publié dans : FORUM : A VOS IDEES!
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Lundi 22 janvier 2007



FORUMS DANS LE 18ème

Lieu :
Salle de l’indépendance, 48 rue Duhesme
Métro Jules Joffrin




Mardi 30 janvier à 20h30

« L’excellence environnementale est-elle compatible avec la croissance et l’emploi ?»

Invités : Jean-Pierre Caffet, Magali Vergnet, Arnaud Gossement, Jean-Claude Andréini


Samedi 3 février à 10h30

« Vie chère, logement, quelles solutions ?»

Invités : Annick Lepetit, Lhaouari Boubecker


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FORUMS DANS LE 17ème

Mercredi 31/01 à 19h


"Les précarités"

Hôtel Campanile - Porte de Clichy (75017)



Mercredi 7/02 à 19h

Quel avenir pour la jeunesse ?
(Education, formation, accès au 1er emploi)


Institut polonais, 20 rue Legendre
75017Paris (à gauche du restaurant au 1er étage)

 
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Notez dès aujourd'hui que

Le mardi 6 février à 19 heures

à la Halle Carpentier, 81 bld Masséna Paris 13ème.


se tiendra une grande réunion publique

avec Ségolène Royal et Bertrand Delanoë

à la Halle Carpentier, 81 bld Masséna Paris 13ème.

 









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Vendredi 19 janvier 2007

 [18/01/07]

Ségolène Royal invitée du Soir 3

"Je dis aux socialistes, aux radicaux, au mouvement des citoyens, qui me soutiennent, continuez à faire ce que vous faites".






Je crois que les responsables politiques doivent avoir des principes, vous connaissez le mien parce que je l'ai souvent exprimé, les attaques personnelles n'ont pas leur place dans le débat public. Ni à l'intérieur de sa propre famille, ni envers les adversaires.

Je m'en suis toujours gardé, même si j'en ai été souvent la cible, et encore aujourd'hui. Et donc, ce principe là, pour qu'il soit crédible, je dois l'appliquer aussi à mes propres amis. Et je crois que les attaques personnelles qui peuvent blesser n'ont pas leur place.

Voilà, donc j'ai mis un carton jaune à mon ami Arnaud, c'était nécessaire. La politique doit se situer à un autre niveau, sans attaques personnelles.

Nous sommes en phase de transition. Il y a cette phase de tension qui est normale, parce que je change la politique et je veux incarner ce changement profond. Je crois que les Français peuvent attendre, désespérément, parfois, des responsables politiques qu'ils répondent à leurs problèmes.

Ce sont les socialistes qui animent ces débats. Peut-être que cela fait moins de bruit, ça dépense beaucoup moins d'argent que pour des grandes réunions, mais le travail se fait en profondeur. A l'heure où je vous parle, il y a déjà 2 000 débats participatifs qui se sont déroulés dans tout le pays. A la fois pour tester les propositions que j'ai déjà faite, et j'en ai déjà fait beaucoup, et en même temps pour faire émerger les principales priorités et la hiérarchie des problèmes tels que les Français les voient.

Tant mieux pour Nicolas Sarkozy s'il pense qu'à lui tout seul il sait ce que les Français pensent, ce qu'ils veulent et ce qu'il faut faire. Moi je crois le contraire, et c'est pour cela que je tiendrais bon. Et je dis aux socialistes, aux radicaux, au mouvement des citoyens, qui me soutiennent, continuer à faire ce que vous faites. C'est-à-dire à animer ces débats et à écouter les Français.

Il faut aller partout dans les territoires pour voir ce qu'il s'y passe, toutes ces réunions qui se tiennent, tous ces débats, plus de 2 000. Je crois que la politique est faite de patience, qu'elle est faite de conviction, de ténacité, de vérité, et vous verrez que le moment venu, la crédibilité de ma parole politique est conditionnée par le sérieux de cette vrai démarche de consultation des Français".
 
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Vendredi 19 janvier 2007
[18/01/07]
Tribune de Ségolène Royal dans "La Recherche"

"Je propose d’augmenter de 10% par an la dépense publique consacrée à la recherche, de mobiliser les Régions et l’Europe sur cette priorité stratégique"

Des Etats-Unis à la Chine en passant par l’Inde, le Brésil, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou les pays scandinaves, le monde entre à grande vitesse dans la société du savoir et s’en donne les moyens. Pas la France car sa recherche et son enseignement supérieur sont paupérisés. Nous sommes loin de respecter l’engagement européen de Lisbonne d’y consacrer 3% de notre PIB et, depuis 2002, notre effort de recherche a carrément baissé. Malgré ses atouts et le talent de ses chercheurs, la France est à la peine.

Nombre de jeunes chercheurs ne trouvent qu’à l’étranger les moyens de travailler qu’on leur refuse ici. Exil forcé plutôt que mobilité choisie et temporaire. Perte sèche pour le pays. Les chercheurs sont las des incantations sur la recherche moteur de la croissance et du rayonnement français car les actes les démentent. Ils s’inquiètent d’une gestion technocratique et comptable qui érige le court-terme et la précarité en dogme.

Mal comprise, mal financée, mal traitée, la recherche a besoin de cohérence et de sécurités. D’une vision, d’une volonté et d’une confiance inscrites dans la durée. Elle a besoin d’un effort pérenne, garanti par une loi de programmation pluri-annuelle élaborée avec tous les acteurs et tenant compte des propositions de la communauté scientifique lors des Etats-Généraux de la recherche.

Pour doter le pays du potentiel nécessaire à son redressement, corriger notre déficit d’emplois scientifiques, offrir aux chercheurs d’aujourd’hui et de demain des conditions de travail performantes et attirer vers la recherche les jeunes en leur offrant des carrières attractives, je propose d’augmenter de 10% par an la dépense publique consacrée à la recherche, de mobiliser les Régions et l’Europe sur cette priorité stratégique, d’inciter par une fiscalité repensée et correctement évaluée la recherche privée à accompagner cet élan.

Une recherche forte a besoin d’universités fortes, à la hauteur des standards internationaux, coopérant en réseaux (avec les grandes écoles, d’autres universités, les organismes scientifiques) et offrant aux jeunes doctorants un véritable statut. Investir à long terme dans la recherche, c’est miser à tous les niveaux sur le développement et la transmission des connaissances, revaloriser les métiers scientifiques et y encourager la mixité. C’est aussi faciliter les coopérations entre laboratoires publics et secteur privé car il en va de la vitalité industrielle de la France, de la capacité d’innovation et de la compétitivité de nos entreprises, des technologies et des emplois de demain. La recherche publique doit en même temps garder sa capacité d’expertise à l’abri des intérêts particuliers, comme le montrent les graves problèmes déontologiques surgis à ce propos aux Etats-Unis.

Fixer à la recherche de grands enjeux et des questions à résoudre, énoncer des priorités sur lesquelles la mobiliser, il le faut. La recherche finalisée par la technologie
et le développement est indispensable. Mais je tiens aussi à souligner l’importance de la recherche fondamentale, de ces travaux « inintentionnellement productifs », affranchis d’une logique de retour rapide sur investissement et de contractualisation à court terme. La liberté d’effectuer des travaux non finalisés doit être protégée sous peine de tarir une source de connaissances souvent à l’origine de découvertes majeures quoiqu’imprévisibles. Il est également important de laisser aux chercheurs une liberté vitale, sans les accabler de tâches étrangères à leurs travaux et d’insécurités budgétaires. Je ne crois pas aux politiques assénées d’en haut : c’est avec tous les acteurs de la recherche que la France doit se fixer des objectifs ambitieux.

Enfin, nous ne sommes plus à une époque où les débats scientifiques peuvent rester l’apanage du savant et du politique : un troisième acteur a fait irruption, le citoyen qu’on ne peut renvoyer à son ignorance de profane car ces choix le concernent. C’est à ce prix qu’on agit efficacement dans un monde incertain et que les décisions, politiques et scientifiques, retrouvent une légitimité.

La recherche est une formidable aventure humaine. Il lui faut la passion des hommes et des femmes qui s’y consacrent, le soutien de la puissance publique, la mobilisation des entreprises, une exigence d’excellence et de transparence. Je vous propose d’en faire, pour la France, le moteur d’un nouveau désir d’avenir.

 
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Mercredi 17 janvier 2007

Ségolène Royal invitée de Jean-Michel Aphatie





Rythme de campagne, débats participatifs, impôts, propositions sur l'emploi et le logement ont été développés au cours de l'émission.


Jean-Michel Aphatie a convié Ségolène Royal mercredi 17 janvier 2007 sur RTL.
Elle a pu aborder de nombreux sujets, à commencer par le rythme de sa campagne.

"Je pense que la campagne que j'ai choisi de conduire est le révélateur de la prise de conscience d'une crise de la politique. Et je crois qu'il faut tenir ce rythme que j'ai imprimé sur cette campagne ; et nous le tiendrons. Si la Politique est en crise, c'est parce que d'abord, il y a une crise du résultat. On voit des responsables politiques promettre aujourd'hui ce qu'ils n'ont pas fait hier et moi, je ne veux pas être la présidente de la République qui va promettre des choses qu'elle ne fera pas. Les Français veulent participer aux décisions qui les concernent. Et le choix que j'ai fait, c'est d'associer les Français au projet présidentiel, à la plateforme présidentielle qui sera présentée, le moment venu, sans céder aux pressions, aux précipitations parce que je veux que la parole politique retrouve toute sa valeur".

La multiplication des débats participatifs a ensuite été abordée.

"Plusieurs responsables politiques ont témoigné de la force du déploiement des débats participatifs sur le territoire. Alors, ça ne se voit pas dans le petit milieu parisien ce qui se passe dans les départements et dans les régions. J'ai choisi une campagne décentralisée parce que je crois aussi que la France, demain, se remettra en mouvement si l'on peut s'appuyer sur la dynamique des régions. Il y a, aujourd'hui, plus de 2.000 débats participatifs qui se sont déjà déroulés sur l'ensemble des territoires. Et moi, je veux que l'on respecte cela".

La candidate socialiste a aussi rappelé certaines propositions déjà faites, notamment sur l'emploi.

"Il y a déjà un certain nombre de propositions que j'ai clairement exprimées, dans le domaine de l'emploi, par exemple. J'ai fait dix-sept propositions sur l'emploi et en particulier, une qui sera dans le projet présidentiel et qui consiste à s'engager à ce qu'aucun jeune, dans notre pays, ne reste au chômage ou sans revenus pendant plus de six mois. Au bout de six mois, si un jeune est au chômage ou sans revenu, il aura obligatoirement :

- soit un "emploi tremplin", puisque je vais en créer 500.000 sur la duré des cinq ans, comme je l'ai dit à Strasbourg dans le débat participatif sur l'Emploi ;

- soit une formation rémunérée parce que s'il ne trouve pas d'emploi, c'est peut-être parce que sa formation n'est pas adaptée à l'emploi ;

- soit un travail d'utilité collective qui sera rémunéré en tant que tel ;

- soit une allocation d'autonomie s'il fait ses études et s'il n'a pas les moyens de subvenir à ses besoins".

Le sujet de la fiscalité a ensuite été abordé.

"C'est un outil au service du développement économique ou du progrès social ou de la lutte contre les Injustices. Et donc, il faut d'abord préciser quel est cet objectif en termes de développement économique, social et environnemental et voir comment la fiscalité peut permettre la création de la valeur ajoutée. La priorité de la politique économique, c'est l'investissement massif dans l'innovation, dans la recherche, dans la formation professionnelle, dans la qualité du dialogue social, dans la compétitivité des entreprises pour conquérir les marchés extérieurs comme je l'ai dit en Chine. Et la fiscalité doit être au service de ces objectifs, sans parler du volet écologique car j'entends faire une réforme fiscale profonde sur la question écologique pour que la France s'engage avec beaucoup de force dans la création d'emplois liés à l'écologie industrielle".

Ségolène Royal a tenu à clarifier la polémique sur ses revenus.

"Je considère que la politique doit être propre. Et moi qui ai été élevée - à la dure - vous le savez, dans une enfance que vous connaissez, j'ai appris ce qu'était l'honnêteté et la vérité de la parole. Et en même temps, la transparence ne me gêne absolument pas. Donc, j'ai donc rendu public mon patrimoine. J'espère que les organes de presse qui m'ont demandé cela le demanderont à tous les candidats. Mon patrimoine est donc de 355.000 euros, voilà. Et donc les choses sont extrêmement claires. A titre personnel, je n'atteins pas le seuil de l'Impôt sur la fortune mais c'est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint qui nous met effectivement au seuil.... Et je pense normal de payer l'Impôt sur la fortune et je ne tolère pas qu'il y ait des insinuations qui ont laissé croire que je fraudais l'ISF".

Les propositions de la candidate en matière de logement ont suivi.

"La vraie question, aujourd'hui, c'est que des jeunes dans la situation dans laquelle j'étais, c'est-à-dire diplômée de l'enseignement supérieur avec un bon salaire de départ, aujourd'hui, auront beaucoup plus de difficultés à se constituer un patrimoine, et même à être propriétaire de leur logement à cause, justement, du prix de l'Immobilier. Et c'est cela aussi que je veux changer.

Je veux que les Français et les familles soient propriétaires de leur logement. Aujourd'hui, un Français sur deux est propriétaire de son logement. Mon objectif, je l'ai déjà dit, c'est que 80% des Français puissent réussir à acquérir leur logement, et je mettrai en place des dispositifs notamment de crédits très peu chers pour permettre aux familles d'accéder à leur logement quel que soit leur niveau de revenus.

Je veux aussi que les familles qui habitent des logements sociaux et qui paient bien leur loyer, qui font leurs efforts pour payer leur loyer durablement, puissent devenir au bout de 15 ans propriétaire du logement qu'ils habitent".
 

Lire l'intégralité de l'interview :

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