Ségolène Royal ou l’art de la guerre
Après le voyage de Ségolène Royal en Chine, un journaliste écrit que notre championne applique les principaux enseignements d’un manuel de stratégie militaire chinois du IVème siècle qu’un jésuite fit connaître au monde occidental au XVIIIème.
J’ai trouvé cette stratégie intéressante et j’aimerais la partager avec vous et dont les cinq principes sont les suivants :
1. bien jauger ses adversaires et ne pas hésiter à changer le terrain de bataille si celui-ci ne vous est pas favorable. C’est exactement ce que Ségolène a fait en déplaçant le débat interne au PS des questions économiques aux questions démocratiques et sociétales. Ce qui lui a permis de déstabiliser ses adversaires.
2. épuiser l’ennemi en l’amenant à mobiliser ses forces dans des combats inutiles qui au finish renforcent la cible ;
3. faire de chacune de ses faiblesses, de ses maladresses – et Dieu sait qu’elles sont nombreuses – une force ;
4. ne jamais oublier que l’ennemi d’aujourd’hui est le sujet de demain, d’où l’absence d’attaques frontales ;
5. faire du chef un modèle de courage, de bienveillance, de rigueur, en d‘autres mots de « bravitude ».
Ségolène Royal est d’abord et avant tout une guerrière qui prépare depuis au moins treize ans la bataille présidentielle, déjà en 1994, elle s’était proposée pour le combat.
Je ne suis donc pas surpris qu’elle ait proposé les débats participatifs dans la campagne présidentielle pour sortir ses adversaires de leur coquille, d’où mon engagement total dans cette campagne.
Emmanuel ADJÉ
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