Albums Photos

Images Aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Réinventons la GAUCHE

Mercredi 27 février 2008
Lu dans le Journal du Dimanche du 03 Février 2008

A méditer ... et à débattre

Rufo.jpeg
Les enfants qu'on mérite
Par Marcel RUFO

Un professeur a giflé un élève qui l'a traité de "connard". L'attitude la plus simple, mais la plus "faux derche", consiste à s'inspirer de Ponce Pilate: "Il ne faut pas qu'un professeur gifle un élève et il ne faut pas que celui-ci insulte son enseignant." Mais le représentant de Rome en Palestine était un personnage public et il nous faut retourner vers l'hypocrisie et la médiocrité du quotidien: "Il aurait fallu s'arranger en interne, redire la loi à ce préadolescent et rappeler sa mission à l'éducateur." Il y a donc quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark.

Cette année, 1 760 dossiers ont été instruits pour insultes, menaces et coups sur le personnel enseignant, c'est beaucoup par rapport aux 57 dossiers d'enseignants accusés d'avoir frappé leurs élèves. Je sens gronder dans vos têtes la pensée individualiste dominante: "Ne touchez pas à mon enfant !" Mais un enfant peut-il se construire sans l'école? Doit-on tenir pour quantité négligeable le passeur de culture que représente l'instituteur? On dirait que monsieur Germain est devenu un mythe. Lisez en annexe du Premier homme d'Albert Camus la lettre de l'instit au petit Albert. Il vient d'avoir le prix Nobel de littérature ; il a, comme vous le savez, perdu son père très tôt et sa mère est illettrée. Camus dit à son vieil enseignant qu'il a pensé à lui lors de la remise du prix. La réponse du vieil instit est sublime: il décrit la joie et le plaisir qu'il éprouvait tous les matins de retrouver son élève et de voir dans ses yeux le bonheur des découvertes que le pédagogue lui apportait. Ce n'est pas de l'utopie, c'est la vie de Camus.

L'incroyable chance d'avoir dans notre pays une éducation nationale ouvrant toutes les chances, qu'il ne faut pas confondre avec réussite sans effort, vaut bien tous les gisements pétroliers du monde. Vous avez compris, je suis du côté de l'école. En traitant son enseignant de "connard", ce jeune garçon détruit le trésor qui lui est proposé. Je pense que le métier des parents, une fois pour toutes, consiste à imposer le respect des profs à leurs enfants. Après "connard", le coup de boule à son père est en marche. L'insulte est un coup qui détruit l'image de soi.

La fierté des enfants issus d'un milieu modeste ou pas, et qui vont à l'école, c'est d'être le moyen de porter une espérance d'ascension et de changement social en hommage à leurs parents. L'école ne sert plus à rien si les consommateurs gâtés, gavés de présents, ne comprennent pas que c'est un moyen splendide d'évolution. Ton père est migrant, ta mère travaille, ton père est gendarme: ils veulent que tu réussisses mieux. La dignité, c'est le respect de l'autre, l'adaptation à l'autorité. En dehors des performances scolaires si importantes, les parents doivent être fiers qu'on leur déclare la qualité de politesse, de courtoisie et d'adaptation de leurs enfants. Oui, il faut élever ses enfants!

Sinon que restera-t-il? Le talion, les menaces? Ce fait divers est passionnant car il nous montre notre confusion sociétale: un élève insulte, un prof gifle et le père gendarme porte plainte. Je suis du côté de l'enseignant, car à notre époque et bien loin des hussards de la IIIe République, il est fragile. Je suis pour la défense absolue des passeurs de culture, contre la barbarie, je suis pour les enseignants de maternelle, du primaire, du collège, du lycée et des facultés. Les parents ont les enfants qu'ils méritent. Vous ne pouvez admettre que votre fils insulte un enseignant, vous penseriez alors que vous avez échoué dans votre mission éducative, voire affective. Bien élever son fils, sa fille, n'est pas une attitude de classe sociale, d'origine, c'est simplement la preuve qu'on les aime.


par MP
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 24 février 2008
Vu et lu sur le site du Parisien le 23/02/08


"Premiers pas mouvementés de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture

Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque. Ce matin, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde."



casse-toi.jpg
cliquez sur l'image pour voir la vidéo


C'est une grande première : un président de la République insultant publiquement un citoyen français ! Quel mépris cela révèle au fond pour le peuple qu'il représente !

par MP
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 14 février 2008
2208850215_6aacfb7675_m.jpgMunicipales France : 20 Janvier 2008

Lancement de campagne réussi pour le PS, en ordre de bataille

A l’occasion de son dernier Forum de la Rénovation et devant une salle comble (3000 secrétaires de section), le PS rassemblé a retrouvé l’envie collective de combattre, de gagner ces élections politiques que sont les municipales et cantonales des 9 et 16 Mars 2008.  

Le matin, en présence au premier rang de F. Hollande, JM Ayrault, M. Lebranchu, B. Delanoe, H. Emmanuelli, H. Weber, contributions de :

A. Bergougnioux, E. Guigou (Emploi), A. Vallini D. Assouline M. Yahiel (Igas, DRH Mairie de Paris depuis fin 2003), B. Hamon (Laicité), J. Généreux (Travail – à ce moment DSK entre dans la salle, entouré d’un cercle de photographes et caméramens et s’asseoit en retrait), M. Deniset, Cl. Pigement (le Mr Santé du PS), L. Rossignol. Dans les couloirs, on croise peu avant la pause JC Cambadelis puis P. Moscovici.

A 14h15, nuée de photographes, journalistes, caméras (France 3, France Inter, BFM, Itélé, TF1, Europe 1) devant le 1er rang :

François Rebsamen, Jean-Louis Bianco, Ségolène Royal, Vincent Peillon, David Assouline, Bertrand Delanoe, François Hollande, Laurent Fabius (derrière lui Claude Bartolone, Henri Weber), A. Bergougnioux, Michel Sapin, M. Deniset et Stéphane Le Foll.

B. Delanoe, qui accueille ce meeting national dans une ville d’1 250 000 électeurs, intervient le premier : « Ces élections,…il s’agit d’accueillir des enfants dans les villes. La politique scolaire de la gauche n’est pas celle de la droite ». Puis « le logement, la priorité à l’éducation, la recherche, l’université, les pépinières d’entreprises ». Il promet que « Paris investira 1 Milliards d’euros dans ces postes », mais déplore ne pas avoir obtenu que l’Etat rembourse ses dettes aux collectivités locales donc à la Ville et au Département de Paris. Puis, « nous sommes les maires de tous nos concitoyens. Gagner les élections pour faire vivre la liberté, l’égalité, la laicité ». Applaudissements. Comme lors de son meeting à Paris 17ème le 19 Novembre, B.Delanoe n’a pas cité, n’a pas critiqué son adversaire parisienne (F. de Panafieu), ni l’adversaire national du PS (N. Sarkozy, l’UMP) et encore moins la politique du Gouvernement Fillon. Une stratégie.

Bruno Le Roux (Secr.Nat du PS aux élections) dit que dans 95% des villes en France, le PS fera liste commune avec le PRG, MRC, PC - parfois Les Verts, qu’il y a aussi des listes d’ « ouverture » et des listes renouvelées. Il critique le non-remplacement des postes à l’école primaire. Applaudissements.

Claudy Lebreton (Président du Conseil Général des Côtes d’Armor et de l’Assemblée des Départements de France) : « L’Etat détourne les lois de décentralisation pour transférer des charges et dépenses aux collectivités. Pour le RMI, l’Etat doit 2 Milliards d’euros aux collectivités ». Applaudissements.       

Un élu-candidat à Luchon (3000 habitants, Sud-Ouest) conclut sur la nécessaire « reconquête idéologique de la France ». Applaudissements. 

A 15h30, Ségolène Royal, 17 millions de voix à l’élection présidentielle. Applaudissements soutenus. 
« Dans le pays : désillusion, inquiétude, exaspération. Ces élections sont un test national. Quand on compare les promesses de N. Sarkozy à ses réalisations voici ce que ça donne : l’Avant Sarkozy Je veux être le Président du pouvoir d’achat / l’après Sarkozy : la vie chère pour tous et un cadeau fiscal de 350 millions d’euros à 16 000 contribuables. L’Avant Sarkozy je ne veux pas le minimum pour mes concitoyens mais le maximum / l’après Sarkozy on a le minimum. ». Applaudissements.

« …la publicité supprimée du jour au lendemain sur France 2 France 3 en cadeau à TF1 »
«  Je veux le respect, la sérénité, l’authenticité, le sens des responsabilités …qu’on ne trouve pas au sommet de l’Etat »
«  La crise économique et financière est là. Où est la politique industrielle pour lutter contre les délocalisations ? ».

Ségolène Royal se pose en leader PS des Municipales, « pour gagner. Et quand nous aurons gagné nous demanderons des comptes à l’Etat. Partout, les maires socialistes sont des remparts, 36 000 communes, cela fait 36 000 combattants … Pour une gauche d’avenir, une gauche généreuse, une gauche fraternelle, tous au combat – pour gagner ». Standing ovation.  

15h50 Laurent Fabius. Il s’exprime « comme candidat aux Municipales au Grand Quevilly -  72% de logements sociaux . Il s’agit d’élections locales (les projets locaux des élus) et nationales » L. Fabius appelle à un « carton jaune contre la droite et la politique du gouvernement. Dans le Nord-Pas de Calais, 116 personnes ont reçu chacune, en moyenne, un chèque de 89 000 euros (ndlr en remboursement, paquet fiscal). Cette moyenne est publique, j’invite chacun à la demander dans sa région ».

« Attention, après les élections municipales, c’est la rigueur qui attend les français. Il faut leur dire. La TVA sociale revient. Des rapports ont été préparés. C’est dans les tuyaux. En Avril des décisions doivent être prises concernant l’assurance-maladie. En Juin ce sera le Collectif Budgétaire. ». Et les retraites ?  
 
Sur « la pratique du pouvoir », L. Fabius revient sur la façon dont Laurent Joffrin - Libération, qui posait une question, a été interpellé par N. Sarkozy le 8 Janv lors de la conférence de presse à l’Elysée. L. Fabius : « mais c’est bien une monarchie élective, …proche des intérêts financiers ».
Concernant le verrouillage des médias, L. Fabius dit qu’ « il faut établir en France une égalité audiovisuelle (ndlr droite / gauche), devant les médias (ndlr d’accès aux médias) ».
Applaudissements.

16h15 François Hollande. « C’est le rassemblement des secrétaires de section, organisé par la fédération de Paris ». Il souligne le rôle de Bruno Le Roux (commission électorale), de Daniel Vaillant. « Il y a des sortants, de nouveaux candidats plus jeunes et des candidats de la diversité. Tous les candidats PS sont contre la politique de N. Sarkozy. Certains viennent même de l’extrême-gauche. Les critères d’évaluation du score PS seront le nombre de suffrages et le nombre de villes remportées. Il ne faut pas accepter un partage politique du pouvoir Collectivités au PS / Etat à l’UMP, mais gagner les Municipales pour ensuite conquérir le pouvoir. » Applaudissements.

« Sur l’école, non au service minimum de remplacement à l’école, oui au service maximum après l’école. Autres thèmes importants : le logement, les transports publics ».

« Les caisses sont vides, mais qui depuis 5 ans et 8 mois les a vidées ? Les caisses sont vides, mais nous on ne les a pas vues depuis 6 ans les caisses ». Applaudissements.

« Quelques vérités : la croissance sera de 1,5%, pas de 2,5%. L’inflation sera de 3%. Le déficit du commerce extérieur va atteindre un record de 40 Milliards d’euros, là où en Allemagne c’est un excédent de 200 Milliards d’euros. Ce qui attend les Français, au lendemain des municipales et cantonales, c’est un plan de rigueur. Le déficit de la Sécurité Sociale est de 13 Milliards d’euros. Le déficit du Budget de l’Etat est de 42 Milliards d’euros. Le Rapport Attali dit qu’il y aura une augmentation non seulement de la TVA mais aussi de la CSG. »

« Les inégalités sont plus criantes que jamais. Les patrons du CAC 40 ont reçu en un an, chacun, 365 fois le Smic. » François Hollande explique alors avec humour que « pour ça, (gagner l’équivalent) un ouvrier doit avoir commencé à travailler sous Louis XV ». Applaudissements. Il poursuit « puis sous Louis XVI, la Révolution Française, l’Empire , la Restauration etc … et, s’il a survécu, travailler jusqu’à aujourd’hui encore ». Standing ovation.   

« Les élections municipales doivent être le seul objectif du PS pendant 7 semaines, gagnez-les » conclut-il. Standing ovation.

Les absents, pour des raisons évidentes : B. Kouchner, E. Besson, M. Hirsch ; Jack Lang ;  Claude Allègre, passé de l’Express au Point historiquement chiraquien et dont la possible entrée au gouvernement sitôt passé le 16 Mars n’est surement pas dans les tuyaux. Une pilule-«surprise» que les 17 millions d’électeurs de gauche, mais aussi les 19 millions d’électeurs de droite devront peut-être avaler. Certains médias « de gauche » qui ont les moyens de savoir participeront-ils sur ce point à la diversion-caution, tandis que parallèlement le plan de rigueur sera mis en œuvre ? Absence plus étonnante de L. Jospin.

Un peu déçus de ne pas voir Arnaud Montebourg, sans doute occupé sur le terrain par la campagne. 
 
La salle se vide, Julien Dray fait une apparition, les journalistes rangent leur matériel et préparent le montage dans leurs camions dédiés, dédicace « Amitiés » de François Hollande.

Le soir sur i-télé, cette journée dense et importante pour 17 millions d’électeurs de gauche fait l’objet de quelques reprises médias, centrées devant La Mutualité sur l’arrivée filmée et imprévue de DSK, puis sur celles de S. Royal et B. Delanoe, puis sur le discours de clôture de François Hollande et d’interviews.  

Un PS qui avec ses alliés peut gagner donc, et tant mieux

Stéphane et Sylvie Coumel-Ronsin, électeurs de gauche, Paris 17ème


  Retrouvez le texte et la video de l'intervention de François Hollande


   
par MP
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 février 2008
Baromètre Ifop-Match : Sarkozy moins 9 points, Delanoë toujours en tête
  
PARIS, 12 fév 2008 (AFP) -

La popularité du président Nicolas Sarkozy enregistre une forte baisse de 9 points, à 50%, dans le tableau de bord des personnalités Ifop Paris-Match à paraître jeudi, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, restant la personnalité politique la plus populaire (74% de bonnes opinions).

Dans ce baromètre mensuel, Nicolas Sarkozy voit ses "bonnes opinions" passer de 59% à 50%. Le chef de l'Etat, dont tous les sondages sont actuellement en forte baisse, passe de la 11e à la 25e place du classement des personnalités.

Le Premier ministre, François Fillon, connaît une évolution inverse avec une progression de 5 points. Avec 63% de bonnes opinions, il se hisse à la 7e place du classement.
54% des personnes interrogées affirment "préférer" François Fillon à Nicolas Sarkozy, et 40% l'inverse. Toutefois le chef de l'Etat l'emporte nettement dans l'électorat UMP où 65% le "préfèrent".

M. Delanoë, qui reste en tête du classement avec 74% de bonnes opinions, enregistre une baisse de deux points, devant Bernard Kouchner à 73% (+4).
Viennent ensuite Jean-Louis Borloo et Dominique Strauss-Kahn à 69%, respectivement en hausse de 2 et 4 points. Valéry Giscard d'Estaing arrive en cinquième position à 67% devant François Bayrou, en recul de 2 points à 65%.
 
Ségolène Royal toujours en tête chez les électeurs de gauche

A la question de la "préférence" concernant Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, 60% des sondés affirment "préférer" le maire de Paris. L'ancienne candidate du PS reste majoritaire dans l'électorat de gauche (53%) et chez les sympathisants PS (54%).
   
Sondage réalisé par téléphone les 7 et 8 février à partir d'un échantillon de 954 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice complète disponible à la Commission des sondages.

tm/so/sd
AFP


Municipales à Paris: Delanoë creuse l'écart avec 45% au 1er tour (sondage)


PARIS, 12 fév 2008 (AFP) -
Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë creuse l'écart face à sa rivale UMP Françoise de Panafieu, avec 45% d'intentions de vote au premier tour des municipales contre 30% à Mme de Panafieu, selon un sondage TNS Sofres-Logica publié mardi par Le Figaro.

Marielle de Sarnez (MoDem) est créditée de 8% et Denis Baupin (Verts) de 6%, la LCR recueillant 4%.

En outre, à la question de savoir qui ils souhaiteraient voir maire de Paris entre M. Delanoë et Mme de Panafieu, les personnes interrogées citent à 59% l'actuel maire de la capitale contre 29% pour la candidate UMP. 12% ne se prononcent pas.

Ce sondage a été réalisé les 8 et 9 février auprès d'un échantillon de représentatif de la population de Paris âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
glr/dpn
 AFP


A Paris, les listes dissidentes fleurissent à droite (PAPIER D'ANGLE) Par Josette MICHY

PARIS, 12 fév 2008 (AFP) -
A moins d'un mois du premier tour des élections municipales, les listes dissidentes se multiplient à droite, et certains prennent exemple du "parachutage" raté de David Martinon à Neuilly-sur-Seine pour défendre leur candidature.

Même si l'entourage de Françoise de Panafieu, candidate de l'UMP à la mairie de Paris, affecte de considérer le phénomène des dissidents comme "marginal", chaque voix comptera lors d'un scrutin où le maire PS sortant Bertrand Delanoë est donné, jour après jour, largement favori par les sondages.

Patrick Devedjian et Alain Marleix, respectivement secrétaire général et secrétaire national aux élections de l'UMP, ont réaffirmé lundi leur soutien à Pierre Lellouche, candidat du parti dans le VIIIe arrondissement, qui se heurte à une liste dissidente conduite par le maire sortant Jean-François Lebel. M. Lebel avance trois bonnes raisons pour se mettre en concurrence avec M. Lellouche. Il a le soutien des députés UMP Claude Goasguen et Bernard Debré, et le 2 février, a-t-il affirmé, lorsqu'il a marié à l'Elysée l'ex-top model Carla Bruni au président Nicolas Sarkozy, ce dernier lui aurait souhaité bonne chance pour les municipales.

Comme d'autres dissidents, M. Lebel s'appuye aussi sur le lâchage de David Martinon, porte-parole de l'Elysée qui avait désigné candidat de l'UMP à Neuilly, par ses colistiers -dont Jean Sarkozy, fils du président- pour réclamer le retrait de Pierre Lellouche. M. Lebel voit en ce dernier un "parachuté".

Ironie du jeu électoral, M. Goasguen, investi par l'UMP dans le XVIe, affrontera lui aussi une liste dissidente à droite, menée par David Alphand, 37 ans, délégué de circonscription du XVIe nord.

Dans le XVIIe, Françoise de Panafieu aura en face d'elle la liste dissidente menée par François Asselineau, conseiller de Paris et... son ancien directeur de cabinet, lorsqu'elle était secrétaire d'Etat au Tourisme dans le premier gouvernement d'Alain Juppé, en 1995.

Dans le XVe, l'UMP a choisi de soutenir le député UMP Philippe Goujon. Il aura à compter avec une liste dissidente "Paris libre" menée par le navigateur et ancien député européen RPR Gérard d'Aboville.

Dans le VIIe, la ministre de la Justice Rachida Dati, tête de liste de l'UMP, est contestée par une liste de la coordination "Paris libre" menée par Olivier Bidou, du Parti radical.

La coordination "Paris libre" doit présenter aussi des listes dissidentes dans le Ve (Rudy Desnos) face au maire sortant Jean Tiberi. Dans le XVIIIe, Roxane Decorte (UMP) doit compter avec trois listes divers droite, dont une de la même coordination "Paris libre".

Parmi les autres dissidences à droite figure notamment Jean-Yves Lainé, qui mène une liste indépendante face à Claude-Annick Tissot dans le XIe, et Raoul Delamare dans le XXe face à Jean-Claude Beaujour investi par l'UMP.
jmg/ms/cb
par MP
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 28 janvier 2008
Un appel du pied vers le centre.

Bertrand Delanoë n'exclut pas une alliance avec le MoDem à Paris pour le second tour des municipales. Marielle de Sarnez qui présente son programme aujourd'hui a déjà envoyé des signaux positifs au maire de Paris.

"Je prends le MoDem au sérieux, il y a des idées que je trouve intéressantes". Invité hier soir du Grand Rendez-Vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien, Bertrand Delanoë a clairement envisagé la possibilité d'une allliance PS-MoDem au second tour. Le maire socialiste de Paris précise qu'à ce jour, rien n'a été conclu, mais il salue l'évolution du MoDem, et rend hommage à sa chef de file parisienne Marielle de Sarnez: "elle est maintenant beaucoup plus ouverte, c'est une évolution que je note".

Attention prévient Bertrand Delanoë, un accord ne se fera "que sur des idées, pas sur des combinaisons".


Des programmes proches


Un projet pour les "classes moyennes". Marielle de Sarnez présente aujourd'hui son projet pour Paris. On y trouve des points communs avec celui du maire de Paris. Le MoDem partage l'objectif de créer 40 000 logements sociaux en 6 ans, et des milliers de places en crèches. Mais il se démarque sur le volet politique: adjoints au maire représentatifs des tendances politiques, modification du mode de scrutin du maire... 3e volet qui rappelle parfois le programme des Verts: une "coulée bleue" le long de la seine, le centre de Paris semi-piéton le week-end, et la création d'éco-quartiers.

Une alliance à trois ?


Marielle de Sarnez a déjà envoyé des signes à l'équipe Delanoë: "Nous avons montré qu'on pouvait discuter dans l'intérêt général" lançait-elle le 12 janvier à propos du tramway parisien. Reste qu'il faudra compter avec les Verts. Hier soir, Bertrand Delanoë a précisé qu'il se tournerait "d'abord" vers ses alliés écologistes pour passer des alliances, mais "pas question de leur donner 15% des sièges s'ils ont fait 8% arrondissement". Un rapprochement avec le MoDem permettrait au maire de Paris de calmer les ardeurs de ses encombrants "amis Verts".

par MP
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus