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Réinventons la Gauche

Jeudi 20 novembre 2008
Royal assure qu'elle restera au PS même en cas de défaite
NOUVELOBS.COM | 19.11.2008 | 18:08








Ségolène Royal (Reuters)


La candidate à la direction du Parti socialiste a répété que le premier vote des militants n'avait pas été "respecté" lors du congrès. Elle assure également que "sa force" réside dans son "contact particulier avec le peuple".

Ségolène Royal, candidate à la direction du PS, a assuré, mardi 18 novembre soir sur Canal +, qu'elle ne quitterait pas le Parti socialiste, auquel elle appartient depuis 25 ans, même si elle est battue lors du vote des militants.
Comme on lui demandait si elle resterait au PS si elle était devancée dans ce scrutin, elle a rétorqué: "Oui! Vous en doutez? Ca fait 25 ans que je suis là", "alors la légende selon laquelle je suis en marge du Parti socialiste..."
Si en revanche elle l'emporte sur Martine Aubry et Benoît Hamon, elle ne pense pas que le parti sera ingouvernable: "Ca fera deux votes", a-t-elle expliqué, dont "un premier des militants qui aurait déjà dû être écouté, puisque notre projet a été mis en tête. Ca n'a pas été respecté", a déploré l'ex-candidate à la présidentielle, en allusion au scrutin du 6 novembre qui a placé sa motion en tête avec 29% des voix socialistes.
"S'il y a là un deuxième vote, je pense que nous aurons toute liberté d'action", a-t-elle dit de son équipe, ajoutant à propos de ses rivaux: "Nous irons les chercher".

"Un contact particulier avec le peuple"


Interrogée sur ce qui la différencie de ses rivaux, la présidente de Poitou-Charentes a répondu: "J'ai compris qu'il fallait changer de fond en comble la façon de faire de la politique. J'incarne à la fois ce changement, une légitimité, pour avoir été candidate à la présidentielle, et en même temps un contact particulier avec le peuple". Elle y ajoute "l'équipe que j'ai rassemblée" et à qui elle veut laisser "de l'oxygène".
Par ailleurs, dans un entretien au Monde daté du jeudi 20 novembre, Ségolène Royal a assuré que "sa force" résidait dans "un contact particulier avec le peuple"; un "contact" qui "intrigue certains", ajoute-t-elle.

"un congrès d'obstruction"

Ségolène Royal avance "trois explications à cette violence" verbale. "D'abord, je symbolise le changement et même la rupture. Cela en dérange beaucoup alors que j'ai vingt-cinq ans de militantisme au sein du PS. Ensuite, j'incarne la légitimité que m'a donnée la campagne présidentielle. Enfin j'ai un contact particulier avec le peuple. Cela fait ma force et intrigue certains", explique la présidente de la région Poitou-Charentes. "Ils ont fait de ce congrès une question de personnes", commente-t-elle.
"Il s'agissait d'un congrès d'obstruction à la motion arrivée en tête", insiste-t-elle. La motion de Mme Royal a recueilli 29% devant celles de Bertrand Delanoë (25,2%), Martine Aubry (24,3%) et Benoit Hamon (18,5%).
Ségolène Royal estime que le PS a "l'obligation de changer". "Aujourd'hui, le vrai risque c'est l'immobilisme", affirme-t-elle.
"Le PS est devant un choix crucial : se recroqueviller ou s'envoler, se refermer sur lui-même ou s'ouvrir au monde, s'étioler ou renaître en prenant le risque de créer un parti joyeux, métissé, créatif, constructif", explique-t-elle.
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Mercredi 19 novembre 2008
Agnès Pannier

est notre candidate au secrétatriat de la section du Parti Socialiste Paris 17 (Section Daniel Sérus) au titre de la MOTION E



Votez massivement pour elle jeudi 20 novembre 2008

Sa profession de foi


AGNES PANNIER
- Motion E


 Candidate au secrétariat de section DANIEL SERUS
   



La secrétaire de section et tous les membres de la commission administrative auront la lourde tâche de rassembler les militants, d’accueillir ceux qui nous rejoindront et de mobiliser autour du renouveau et du changement en oeuvre au Parti Socialiste.

Mes ambitions pour la section

Nous avons à construire une section forte, riche de sa diversité et de son ouverture, dont le secrétariat sera comptable sans n’être que gestionnaire.

Cela passe tout d'abord par le respect du débat démocratique qui doit donner la parole à chacun, garantir la confrontation des points de vue, leur libre expression et la recherche d'un dialogue toujours constructif.
 
Cela passe également par notre déploiement dans la vie locale jusqu'à en devenir une des composantes essentielles. De très nombreuses missions sociales, civiles ou associatives, parfois délaissées s'offrent à nous pour conquérir du terrain sur nos adversaires, et préparer les échéances à venir.
   
Vous me connaissez à travers mon engagement militant et aussi à travers mon expérience de la vie associative, notamment au sein du Rififi aux Batignolles.

Comme fédératrice des énergies, comme organisatrice, et comme animatrice, je m'engage à mettre mon sens du partage et du consensus au service de nos projets.

Je vous invite à soutenir ma candidature pour faire de la section du 17ème arrondissement une section fondée sur la confiance et la solidarité, une section unie et mobilisée face aux enjeux politiques, dans la perspective des combats que nous aurons à mener ensemble, pour que gagne le Socialisme.

ENSEMBLE SOYONS COMBATIFS

Amitiés socialistes,

Agnès PANNIER
agnes.pannier@wanadoo.fr
06 86 33 98 83
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Mercredi 19 novembre 2008

Ségolène Royal : "je symbolise le changement et même la rupture"

Ségolène Royal, candidate à la direction du PS, explique dans un entretien au Monde, mercredi 19 novembre, qu'elle a "un contact particulier avec le peuple" qui fait "sa force" et "intrigue certains". Interrogée sur les vives déclarations de ses rivaux socialistes, Ségolène Royal avance "trois explications à cette violence" verbale. "D'abord, je symbolise le changement et même la rupture. Cela en dérange beaucoup alors que j'ai vingt-cinq ans de militantisme au sein du PS. Ensuite, j'incarne la légitimité que m'a donnée la campagne présidentielle. Enfin, j'ai un contact particulier avec le peuple. Cela fait ma force et intrigue certains", explique la présidente de la région Poitou-Charentes.

Selon Ségolène Royal, le congrès de Reims a été "un jeu de poker menteur". "En principe", dit-elle, "le rassemblement se fait autour de la motion arrivée en tête. C'est la règle. Mais parce que c'était moi et une nouvelle génération, ils ont refusé de s'y plier", précise-t-elle. "Ils ont fait de ce congrès une question de personnes", commente-t-elle. "Il s'agissait d'un congrès d'obstruction à la motion arrivée en tête", insiste-t-elle.

La motion de Mme Royal a recueilli 29 % devant celles de Bertrand Delanoë (25,2 %), Martine Aubry (24,3 %) et Benoît Hamon (18,5 %). Ségolène Royal estime que le PS a "l'obligation de changer". "Aujourd'hui, le vrai risque c'est l'immobilisme", affirme-t-elle. "Le PS est devant un choix crucial : se recroqueviller ou s'envoler, se refermer sur lui-même ou s'ouvrir au monde, s'étioler ou renaître en prenant le risque de créer un parti joyeux, métissé, créatif, constructif", explique-t-elle.

Si elle est nommée premier secrétaire du PS, Mme Royal veut réformer les instances du parti. Elle se veut rassembleuse et entend "constituer une équipe ouverte aux autres motions, y compris celle de Benoît Hamon". Elle espère convaincre des personnalités de talent comme Pierre Moscovici ou Jean-Yves Le Drian, présidents PS de la région Bretagne qui avait apporté son soutien au maire de Paris. Sa première décision sera de contacter immédiatement les responsables socialistes européens, puisque la France a la présidence de l'UE, pour organiser "un forum global avec les PS européens, le mouvement syndical et les ONG".

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Mardi 18 novembre 2008
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Lundi 17 novembre 2008
Bertrand Delanoë appelle finalement à voter Martine Aubry
NOUVELOBS.COM | 17.11.2008 | 14:34





Bertrand Delanoë et Martine Aubry (Sipa)

Le maire de Paris a envoyé une lettre aux militants pour faire connaître sa position pour le vote interne des militants jeudi. Bertrand Delanoë avait annoncé avant le congrès qu'il ne soutiendrait ni la maire de Lille, ni Benoît Hamon. De son côté, le camp de Ségolène Royal dénonce "une stratégie d'empêchement".

Le maire de paris a envoyé une lettre aux militants pour faire connaître sa position pour le vote interne des militants jeudi. Bertrand Delanoë avait annoncé avant le congrès qu'il ne soutiendrait ni la maire de Lille, ni Benoît Hamon. Leader d'une motion arrivée deuxième derrière celle de Ségolène Royal dans le premier vote des militants le 6 novembre, le maire de Paris avait renoncé à briguer la succession de François Hollande.

"Voter massivement en sa faveur"

"Notre responsabilité est immense", souligne Bertrand Delanoë dans cette lettre ouverte.
"Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s'exprimer, par son vote, sur ce qui est l'enjeu décisif de ce scrutin, comme l'ont démontré les principaux discours prononcés à Reims: l'identité même du Parti socialiste", poursuit-il.
"Au nom de mes convictions politiques, j'ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j'appelle à voter massivement en sa faveur", ajoute le maire de Paris.
Lors de la consultation des militants du 6 novembre sur les motions, il avait réuni 25,24% des voix, et la maire de Lille, en troisième position, avait obtenu 24,32%. Soit à eux deux 49,56%. Le texte de Ségolène Royal, également candidate au poste de premier secrétaire avait récolté 29%.

Alliances

"Plus que jamais, nous considérons que les Français ont besoin d'un instrument capable de proposer des réponses opérationnelles à leurs souffrances sociales, à leur perte de confiance et de repères, et à ce qu'ils éprouvent face à une politique gouvernementale brutale et injuste", poursuit Bertrand Delanoë dans sa lettre.
Il évoque à nouveau la question des alliances avec le centre, leitmotiv du Congrès de Reims, appelant de ses voeux "une stratégie d'alliances claire, qui implique de s'ouvrir à toutes les formations de gauche, mais à rejeter l'ambiguïté d'alliances avec un parti qui se refuse à différencier la droite de la gauche". Une allusion claire au MoDem, vers lequel Ségolène Royal prône une ouverture.
"Dans les circonstances graves qu'affrontent notre parti et notre pays, il faut choisir. De ce vote dépend manifestement l'avenir et la conception même du Parti socialiste", lance encore le maire.

"Une stratégie d'empêchement"

Après l'annonce de ce soutien, François Rebsamen a dénoncé "une stratégie d'empêchement" contre Ségolène Royal.
Le maire de Dijon, partisan de l'ex-candidate à la présidentielle, a estimé sur BFM radio que cet appel est "une surprise puisque Bertrand Delanoë n'avait pas donné de consigne de vote" dimanche à l'issue du congrès de Reims.
"Je vois bien qu'il y a là une stratégie d'empêchement pour empêcher les socialistes de donner une majorité à celle qui est avec son équipe en capacité de porter un rassemblement dans le Parti socialiste", a-t-il affirmé.

Rebsamen confiant

Il s'est toutefois voulu rassurant sur le sort de Ségolène Royal notant que "jusqu'à présent les appels des grands élus n'ont pas été trop entendus". "Je pense que les militants sont assez libres pour, en conscience, faire un choix par delà les consignes de vote qui peuvent être données", a-t-il dit.
"Je ne pense pas que cela modifie profondément la structure du vote", a-t-il insisté affirmant avoir "confiance dans les militants".
Selon François Rebsamen, face à cette stratégie d'obstruction, Ségolène Royal "ne doit pas dévier de sa route".

Martine Aubry avec Laurent Fabius "c'est presque le vieux parti", a-t-il jugé, notant que ceux qui sont "rassemblés autour" de la maire de Lille "sont ceux déjà qui étaient les acteurs du congrès de Rennes".
Par MP
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